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Attention, Big Brother vous a à l’oeil

18 juin 2013 8 h 47 min0 commentaire

Selon Washington, la menace  terroriste qui pèse sur les Etats-Unis, justifie de surveiller tous les citoyens, pas seulement les américains, mais tous les autres aussi. L’une des plus grandes craintes des défenseurs des libertés sur internet est en train de se concrétiser. En peu de temps, les révélations concernant l’espionnage à grande échelle des réseaux de télécommunications par le gouvernement américain se sont succédées.

 

Le quotidien britannique The Gardian a publié courant juin une ordonnance de justice secrète forçant l’opérateur américain Verizon (l’équivalent de SFR en France) à livrer quotidiennement à l’Agence nationale de sécurité (NSA) la totalité des données téléphoniques de ses abonnés.
Encore un scandale pour l’administration Obama. Quelques heures après les révélations sur les liens entre la NSA et l’opérateur téléphonique Verizon, la presse a obtenu des éléments très graves révélant l’existence d’un programme d’espionnage impliquant la totalité des géants du web. Ces derniers ont ménagé des accès spéciaux pour les autorités, afin de faciliter la recherche d’information.

La polémique qui frappe actuellement l’opérateur Verizon et la NSA au sujet d’un programme d’échange de relevés téléphoniques n’est que la partie émergée d’un scandale beaucoup plus vaste. Si les révélations du Guardian ont révélé que des millions d’Américains sont sous surveillance, celles du Washington Post pourraient bien concerner toute l’Amérique… et des centaines de millions d’utilisateurs étrangers.

Le quotidien américain a obtenu des informations classées top secret et qui pourraient bien, additionnées avec les autres affaires en cours, avoir raison de l’administration Obama. Il existe en effet un programme, baptisé PRISM, qui permet aux autorités américaines, via la NSA, d’accéder sans restriction à toutes les informations hébergées et traitées par tous les géants du web.
Les données suivantes sont ciblées, en fonction de chaque service : les e-mails, les discussions instantanées (texte, vidéo, voix), les vidéos, les photos, les données stockées, la voix sur IP (VoIP), le transfert de fichiers, les visioconférences, les notifications concernant l’activité, les détails de réseautage social en ligne et les « requêtes spéciales ».

Sont concernés par PRISM : Microsoft, Google, Yahoo, Facebook, PalTalk, YouTube (filiale de Google), Skype (filiale de Microsoft), AOL et Apple. Mais il ne s’agit-là que de celles qui apparaissent dans les documents consultés par le Washington Post. À ces neuf noms s’ajoutent peut-être ceux d’autres grandes sociétés, comme par exemple Twitter et Dropbox.

Selon le quotidien, ce programme PRISM a été mis en place sous la présidence de George W. Bush en 2007 et s’est étendu de manière exponentielle sous la présidence de son successeur Barack Obama. Le journal dit avoir obtenu des copies de diaporamas décrivant l’opération à des analystes de la NSA. Les sociétés Internet participeraient aux opérations PRISM en toute connaissance de cause et sont citées sur l’un des diaporamas de la NSA, dans l’ordre de leur intégration au programme, de Microsoft, en septembre 2007, à Apple, en octobre 2012.

Le coût annuel du programme s’élève à 20 millions de dollars

Le Washington Post explique avoir obtenu ces documents PowerPoint auprès d’un agent des renseignements, qui souhaitait révéler ce qu’il juge être une flagrante intrusion dans la vie privée.  »Ils peuvent littéralement voir vos idées prendre forme quand vous les tapez sur le clavier », avertit cet agent.

Selon les éléments fournis par le Washington Post, PRISM repose sur des accès secrets. De cette façon, la National Security Agency (NSA, renseignement) et le FBI (police fédérale) «se servent directement dans les serveurs centraux de neuf sociétés Internet américaines de premier plan». Ils en extraient, selon le journal, des milliers de sons, d’images, de photographies, de courriels, de documents et de clés de connexion.

Neuf groupes sur la sellette

Du côté des géants du web, c’est évidemment la dénégation qui prime. Plusieurs communiqués  s’efforcent avec difficulté et depuis plusieurs heures à nuancer la gravité de l’affaire, à affirmer que leur collaboration avec les autorités américaines ne se fait que dans le cadre du respect de la loi et assurer ne pas être au courant de l’existence d’un tel dispositif.
Dans des communiqués diffusés récemment,  Google, Apple, Yahoo et Facebook démentent que le gouvernement dispose d’un «accès direct » à leurs serveurs centraux.
« Google est profondément attaché à la sécurité des données de ses utilisateurs. Nous dévoilons des données au gouvernement en accord avec la loi, et nous examinons toutes ces requêtes attentivement. De temps à autre, des gens affirment que nous avons créé une « porte dérobée» pour le gouvernement dans nos systèmes, mais Google n’a pas de « porte dérobée», assure le moteur de recherche.
« Nous n’avons jamais entendu parler de PRISM », jure Steve Dowling, porte-parole de la firme à la pomme. Nous ne fournissons d’accès direct à nos serveurs à aucune agence gouvernementale ».
Le responsable de Facebook chargé de la sécurité, Joe Sullivan, dément également les informations du Post, assurant que le réseau social agit conformément à la loi.

Évidemment, ces révélations éclairent d’un jour nouveau les conditions d’utilisation, les règles et les publicités de tous ces groupes qui affirment tenir très à cœur à la vie privée et au respect de la confidentialité des données de leurs membres. Mais faut-il vraiment s’en étonner ? Bien sûr, le scandale est gigantesque. Mais les alertes ont été nombreuses par le passé et le sont toujours aujourd’hui.

Mais la raison d’État l’emporte souvent sur toutes les autres considérations. Surtout à une époque où la lutte antiterroriste autorise tout, justifie tout.
Sur le plan politique, les réactions n’ont pas tardé. Al Gore, ancien candidat lors de l’élection présidentielle de 2000, a par exemple écrit sur Twitter « qu’à l’ère numérique, la vie privée doit être une priorité », se disant scandalisé par les révélations faites par le quotidien britannique. Mais du côté de la Maison Blanche, le silence radio est de mise. Du moins, officiellement.

En coulisses, Washington s’efforce de justifier l’existence de ces mesures. Et c’est évidemment le risque terroriste qui est le dénominateur commun de toutes ces politiques. Sous couvert d’anonymat, un membre de l’administration Obama  a ainsi expliqué à l’Associated Press – cette même agence qui aurait été espionnée par le gouvernement – qu’il s’agit-là « d’un outil clé pour protéger la nation des menaces terroristes».

En attendant une réaction officielle de l’exécutif américain, empêtré par ailleurs dans plusieurs affaires, le contact de l’Associated Press a nuancé la gravité des faits en notant que l’ordonnance judiciaire émise par le tribunal en charge du renseignement étranger (FISC) n’autorise pas non plus l’État américain à connaître la teneur des conversations téléphoniques. Du moins pas par ce canal-là.

Les décisions de justice du tribunal, s’inscrivent dans le cadre du Foreign Intelligence Surveillance Act  qui décrit « les procédures des surveillances physiques et électroniques, ainsi que la collecte d’informations sur des puissances étrangères soit directement, soit par l’échange d’informations avec d’autres puissances étrangères ». Mais le 11 Septembre, le Patriot Act et le programme d’écoute ont nettement modifié la donne.

« Il faut bien faire des choix »
Pour ce qui est du contrôle des courriels et des pages consultées sur Internet, il ne vise ni les citoyens américains, ni les personnes vivant aux Etats-Unis, confirme le président. Barack Obama précise qu’il était au départ sceptique sur une telle surveillance. Mais il a finalement dû reconnaître qu’elle permettait de prévenir des attentats terroristes, au prix de quelques «modestes empiétements sur la vie privée ». « Vous ne pouvez pas avoir 100% de sécurité, 100% de respect de la vie privée et aucun inconvénient. Il faut bien, en tant que société, faire des choix », fait valoir le président américain.

Une nouvelle controverse

Cette affaire écorche l’image de Barack Obama, déjà égratignée par d’autres affaires délicates. Il y a quelques semaines, la saisie de relevés téléphoniques de journalistes de l’agence de presse AP par le ministère de la Justice a fait scandale. L’administration Obama évoque un cas de force majeure et des fuites qui  »mettaient les Américains en danger ».
Le président est également accusé de perpétuer l’héritage de George W. Bush en tardant à fermer Guantanamo. 166 détenus y sont toujours incarcérés, parfois depuis des années, en dehors de toute juridiction. 86 d’entre eux ont été déclarés libérables depuis longtemps. Une centaine de prisonniers ont entamé une grève de la faim il y a près d’un mois.
La source des fuites sur la surveillance d’internet sort de l’ombre, il s’appelle Edward Snowden
Un employé d’un sous-traitant de l’Agence de sécurité nationale (NSA), Edward Snowden, a révélé dimanche 9 juin depuis Hong Kong où il s’est réfugié être à l’origine des fuites sur le programme américain de surveillance des communications, ce qui lui a valu la réclamation de son extradition vers les Etats-Unis par un président de commission du Sénat. Le consulat américain et les autorités de Hong Kong ont refusé de confirmer lundi 10 juin la présence sur le territoire d’Edward Snowden.
«Je n’ai aucune intention de me cacher parce que je sais que je n’ai rien fait de mal », a déclaré le spécialiste informatique de 29 ans dans un entretien publié par le quotidien britannique  The Guardian, à l’origine avec le Washington Post des révélations sur ce programme de renseignement américain.

« Je ne pense pas pouvoir revenir chez moi »

Alors que les autorités américaines ont annoncé avoir lancé une enquête pour découvrir qui était à l’origine de ces fuites, l’ancien employé de la CIA, réfugié depuis le 20 mai à Hong Kong, reconnaît: «Je ne pense pas pouvoir revenir chez moi». Pete King, président de la commission du contre-terrorisme et du renseignement de la Chambre des représentants, a appelé dimanche dans un communiqué à l’extradition de M. Snowden vers les Etats-Unis, estimant qu’il devait être poursuivi «avec la plus grande force du droit».
Le quotidien britannique publie également sur son site  un entretien vidéo auquel Edward Snowden a pris part à visage découvert. Ex-technicien à la CIA, Snowden travaillait depuis quatre ans à la NSA –dont il a révélé des documents confidentiels– en tant qu’employé de divers sous-traitants, dont Dell ou Booz Allen Hamilton, son dernier employeur. « Mon unique objectif est d’informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux », assure-t-il au Guardian.

Pas d’inquiétudes, braves gens, ce traçage ne porte pas sur votre vie privée mais sert juste à savoir qui parle à qui. Barack Obama a rappelé que les programmes de surveillances ont été autorisés par le Congrès et que « personne n’écoute vos appels téléphoniques », affirmant qu’il est indispensable de faire des « compromis » entre sécurité et vie privée.
Cependant,  la surveillance des téléphones portables de l’administration Obama est beaucoup plus violente que le programme d’écoutes de Bush, qui a été divulgué à la presse en 2006 et été abandonné en 2007. À l’époque, l’administration Bush avait défendu ce programme, soulignant que la NSA se concentrait exclusivement sur les appels internationaux en lien avec Al-Qaïda et l’acte terroriste du 11 septembre.
Même l’Union Américaine des Libertés Civiles (ACLU) réputée pour être d’extrême gauche, reconnaît l’énorme différence entre les programmes de l’époque de Bush et le programme actuel d’Obama. Alex Abdo, avocat pour le projet de sécurité nationale de l’ACLU, a déclaré: «À bien des égards, c’est encore plus inquiétant que les écoutes téléphoniques de Bush, en partie parce que le programme est purement interne», explique-t-il. Si l’association comprend parfaitement le principe de secret d’Etat, elle estime que les gouvernés doivent être mis au courant des règles du jeu.
C’est « 1984 » qui est inexorablement en marche…

La série “Person of Interest”

Chaque année, les productions audiovisuelles américaines regorgent de nouvelles idées mais depuis deux ans, il y en a une qui rencontre toujours le même succès : « Person of Interest ». Cette série télévisée américaine sur le véritable Big Brother est diffusée sur la chaîne CBS et raconte l’histoire d’un paramilitaire présumé mort, John Reese, qui est embauché par un milliardaire du nom de Harold Finch. Ce dernier avait conçu, au lendemain du 11 septembre une machine de surveillance de masse qui permet de traquer tous les faits et gestes de chaque citoyen, partout, tout le temps, grâce au recoupement de tous les ordinateurs, de toutes les caméras de vidéosurveillance, webcams personnelles et autres matériels technologiques reliés à Internet. Cette machine détermine les menaces pour la sécurité américaine mais donne également l’identité d’individus qui vont commettre ou subir un crime violent.
Au début de chaque épisode de « Person of Interest », une voix off cite : « On vous surveille. Le gouvernement possède un dispositif secret, une machine. Elle vous espionne jour et nuit, sans relâche. Je le sais, parce que c’est moi qui l’ai créé. Je l’avais conçu pour prévenir des actes de terrorisme, mais la machine voit tout, tous les crimes impliquant des citoyens ordinaires, tels que vous. Des crimes dont le gouvernement se désintéresse. Alors, j’ai décidé d’agir à sa place, mais il me fallait un associé, quelqu’un capable d’intervenir sur le terrain. Traqués par les autorités, nous travaillons dans l’ombre. Jamais vous ne nous trouverez, mais victime ou criminel, si votre numéro apparaît, nous, nous vous trouverons ».

Sources : Numerama, Huffington, l’Opinion



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