Click here to send us your inquires or call (852) 36130518

Eli Cohen, «l’espion de Damas»

9 juin 2013 9 h 10 min0 commentaire

Par Yaël Lévy-Provençal

Eli Cohen est né le 26 décembre 1924 à Alexandrie en Égypte. Après avoir approché de près les plus hautes autorités syriennes, il est finalement démasqué et pendu sur la place publique.

Son père, Saül Cohen, né à Alep en Syrie, vit en Égypte depuis l’âge de sept ans. C’est là que naît Eli dans une famille juive modeste. Il reçoit une éducation religieuse juive orthodoxe. Eli se montre très doué pour les mathématiques (il désire devenir ingénieur après avoir failli opter pour le rabbinat) les langues étrangères et doté d’une mémoire exceptionnelle, ce qui lui rendra service pour ses activités de renseignement.

Eli Cohen rejoint le mouvement sioniste d’Alexandrie en 1944. Il est impliqué dans des actions clandestines visant à permettre aux juifs égyptiens de rejoindre la Palestine. Il est emprisonné quelques mois pour son implication dans l’affaire Lavon. («L’affaire Lavon» est le nom d’un important scandale politique israélien des années 1950. À la base de cette affaire se trouve une opération du service de renseignement militaire israélien, connue sous le nom d’«Opération Susannah». Suite à la révolution nationaliste égyptienne de 1952, l’inquiétude grandissait en Israël sur les orientations politiques anti-israéliennes du nouveau régime. L’«Opération Susannah» visait à brouiller les relations entre le gouvernement égyptien et les gouvernements occidentaux en particulier américain et britannique et plus spécifiquement à empêcher l’application de l’accord anglo-égyptien sur le retrait des troupes britanniques de la zone du canal de Suez, retrait qui supprimait une barrière à une éventuelle attaque militaire égyptienne contre Israël).

Eli Cohen quitte l’Egypte en 1957 pour Israël, suite à l’expulsion des juifs d’Égypte après la crise de Suez. Il est rapidement contacté et enrôlé par le Mossad. Il est «transformé» en homme d’affaire syrien, sous l’identité de Kamel Amin Taabat, qui avait passé une période en Argentine et qui désirait revenir dans sa patrie natale. Pour ce faire, Eli Cohen dut apprendre la religion musulmane et les principes du monde des affaires. Il devient analyste pour le contre-espionnage militaire. Blessé par le rejet de sa candidature au Mossad, il quitte l’armée, devient employé de bureau dans un cabinet d’assurance de Tel Aviv et épouse en 1959 Nadia, une nouvelle immigrante d’Irak.

En 1960, son dossier de candidature étant rouvert, il est engagé par les services de renseignements israéliens en tant qu’«illégal» : ne bénéficiant d’aucun statut protecteur comme celui de diplomate, il opèrera à l’étranger sous une fausse identité. Il est pris en main par Yitzhak Shamir. Le contrôle de ses activités sera transféré au Mossad en 1964.

En 1961, il est envoyé en Argentine (où il existe une forte communauté arabe, un demi million d’exilés) pour y élaborer sa couverture en tant que marchand arabe syrien, notamment de meubles damascènes, sous le nom de Kamel Amin Taabat. Eli Cohen entretient là-bas de nombreuses relations au cœur des communautés arabes locales, notamment le général Amin al-Hafez, attaché militaire syrien à Buenos Aires. Moins d’un an plus tard, il «revient» à Damas et gagne progressivement la confiance de plusieurs militaires et officiels du gouvernement syrien. Il transmet des informations aux services israéliens par radio et lettres secrètes ou même directement une fois tous les 6 mois au cours d’un voyage d’affaires en Europe, profitant à cette occasion pour rendre visite à sa famille à Bat Yam.

Il joue la carte du parti Baas qui est contre le projet de République arabe unie et entretient progressivement des relations d’amitiés avec des personnalités au plus haut niveau du pouvoir syrien, incluant Hafez el-Assad. Quand celui-ci devient Premier ministre, Cohen-Taabat est même pressenti pour un poste d’adjoint au ministre syrien de la Défense.

Cohen réussit notamment à visiter les fortifications syriennes sur les hauteurs du Golan. Il rapporte ainsi aux services israéliens la disposition des bunkers et des bases de tir syriens organisés en trois lignes. Certains ajoutent qu’il aurait ainsi suggéré aux officiers syriens que des arbres à ucalyptus soient plantés autour des bunkers syriens pouvant viser le territoire israélien, prétendant officiellement que ces arbres pourraient servir d’abris naturels aux postes avancés. La plantation de ces arbres fut décidée par les autorités syriennes, suivant ses conseils. Cela permit surtout aux soldats de Tsahal de pouvoir facilement localiser les bunkers syriens lors de leur bombardement pendant la Guerre des Six Jours.

Eli Cohen transmet également les identités de nombreux pilotes syriens, ce qui aura notamment pour effet d’empêcher le bombardement de Tel Aviv en 1967 par l’aviation syrienne.
Craignant d’être découvert, au bord de l’effondrement, le Mossad ignore les avertissements de l’espion. Après un séjour de quelques mois en Israël fin 1964, l’«espion au rendement exceptionnel» est renvoyé en mission en Syrie. Son frère Maurice Cohen affirme qu’Eli est au troisième rang des prétendants au titre de Président de la Syrie quand il est découvert par des spécialistes du contre-espionnage égyptien ayant localisé (grâce à un nouveau système de radiogoniométrie d’origine soviétique) les ondes radio de messages chiffrés en morse émises depuis un poste émetteur miniature de son appartement.

Eli Cohen est torturé au cours de l’enquête en vue du procès à la fin duquel il est condamné à mort. Malgré les interventions de nombreux chefs d’états (France, Belgique, Canada), et du Pape Paul VI qui demandent au gouvernement syrien de revenir sur cette sentence, Eli Cohen est pendu sur une place publique à Damas le 18 mai 1965.«Je ne regrette pas ce que j’ai fait, simplement ce que j’aurais pu faire et que je n’ai pas eu la chance de faire.» Tels furent ses derniers mots. (Phrase d’Eli Cohen dévoilée par Dawood Baghestani, un ancien prisonnier syrien, ancien rédacteur en chef du magazine « Israël-Kurde»)

Les autorités syriennes ont toujours refusé de renvoyer le corps d’Eli à sa famille pour qu’il soit enterré en Israël. Les demandes de sa famille sont ignorées par le gouvernement syrien. En février 2007, un officiel turc confirme que son gouvernement est prêt à jouer le médiateur pour obtenir le retour des ossements de Eli Cohen.

Eli Cohen est un héros en Israël. Des rues et jardins de plusieurs villages d’Israël ainsi qu’un village du Golan portent son nom, et ses contributions ont été admises comme décisives pour l’issue de la Guerre des Six Jours. Un film, « The Impossible Spy », qui fait le récit de sa vie, est projeté au musée international de l’espionnage à Washington.

Eli Cohen a sacrifié sa vie pour la défense d’Israël, dans lequel il n’aura vécut finalement que très peu de temps…

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Eli_Cohen



Tags:

Laissez un commentaire


Powered by Sweet Captcha
Vérifions que vous êtes un humain,
Mettez les tomates sur la balance
  • captcha
  • captcha
  • captcha
  • captcha

Tomtop|

IT Support| POS label| System Integration| Software development| label printing| QR code scanner| wms| vending machine| barcode scanner| SME IT| it solution| rfid tag| rfid| rfid reader| it outsourcing| IRLS| inventory management system| digital labelling| barcode label| Self Service Kiosk| Kiosk| Voice Picking| POS scanner| POS printer| System Integrator| printing labels| Denso| barcode| handheld| inventory management| warehouse management| stock taking| POS| Point of sale| Business service| Web Development| vending| app development| mobile app development| handheld device| terminal handheld| inventory management software| pos system| pos software| pos hardware| pos terminal| printer hong kong| receipt printer| thermal printer| thermal label printer| qr code scanner app| qr scanner app| online qr code scanner| qr code scanner online mobile| qr code scanner download| mdm| mobile solutions| mdm solutions| mobile device management|

banner| Backdrop| Bannershop| Ebanner| Eprint| foamboard| hk print| hong kong printing| Printing| backdrop| print100| 印刷| 宣傳單張| 貼紙| 貼紙印刷|

electric bike| best electric bike| electric bikes for adults| e bike| pedal assist bike| electric bikes for sale| electric bike shop| electric tricycle| folding electric bike| mid drive electric bike| electric trike| electric mountain bike| electric bicycle| electric bike review| electric fat bike| fat tire electric bike| women's electric bike |

office| Property Agent| Hong Kong Office Rental| hong kong office| office building| Commercial Building| Grade A Office| leasing| Rent Office| office for sale|

Central Plaza| The Centrium| LHT Tower| China Building| AIA Central| Crawford House| Exchange Tower| AIA Tower| World Wide House| One Kowloon| The Gateway | One Island South| Jardine House| Millennium City | Exchange Square| Times Square | Pacific Place| Admiralty Centre| United Centre| Lippo Centre| Shun Tak Centre| Silvercord| The Center| Mira Place| Ocean Centre| Cosco Tower| Harcourt House| Cheung Kong Center|

school| international school of hong kong| international school| school in Hong Kong| primary school| elementary school| private school| UK school| british school| extracurricular activity| Hong Kong education| primary education| top schools in Hong Kong| Preparatory| best international schools hong kong| best primary schools in hong kong| primary school hong kong| private school hong kong| british international school| extra-curricular| school calendars| boarding school| school day| Bursary| British international school Hong Kong| British school Hong Kong| English primary school Hong Kong| English school Hong Kong| International school Hong Kong| School Hong Kong| boarding school Hong Kong| best school in Hong Kong| School fees|

Mailchimp|​​​​​​​ Hubspot| Sendinblue| ActiveCampaign| Aweber| Maichimp| benchmark| SMS|

按揭計算機| 居屋|

electric bike| Best smartwatch| Best Wilreless earphones|