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Portraits de femmes: Chana Orloff, Charlotte Salomon et Gisèle Freund

22 mai 2013 9 h 14 min0 commentaire

Par Yaël Levy-Provençal

Aujourd’hui, nous évoquerons la mémoire de trois femmes : Chana Orloff, sculptrice, Charlotte Salomon, peintre, et Gisèle Freund, photographe

Chana Orloff, pseudonyme de Chana Orlova (1888-1968). Sculptrice.

Chana portrait 1955

Chana Orlova, mieux connue sous le nom de ChanaOrloff, est née le 12 juillet 1888 à Tsaré-Constantinova, une petite ville d’Ukraine. Quelques années après sa naissance, les pogroms de 1904 poussent des milliers de Juifs à émigrer. La plupart d’entre eux rejoignent les Etats-Unis, mais les parents de Chana choisissent la Palestine. Ils s’installent à Petah-Tikva où son père travaille comme ouvrier agricole. Chana qui travaille comme couturière vit avec eux jusqu’en 1910. Elle part alors pour Paris qui deviendra son port d’attache pendant près de soixante ans. Elle étudie la sculpture à l’Académie russe de Montparnasse, puis à l’Ecole nationale des Arts décoratifs. Elle y sympathise avec des artistes qui feront le renom de l’Ecole de Paris, et se lie avec les peintres juifs Amadeo Modigliani et Haïm Soutine. En 1916, elle épouse le poète Ary Justman avec lequel elle a un fils. Mais le jeune père ne verra pas grandir son enfant : mobilisé, il meurt en 1918, emporté par l’épidémie de grippe espagnole. Chana Orloff est une artiste féconde, au talent pluriel. Elle expose pour la première fois au Salon d’Automne de 1913 avec deux bustes en bois. En 1916, elle participe à une exposition à la Galerie Bernheim Jeune, aux côtés de Matisse, Rouault et Van Dongen. Aux talents de sculptrice déployés dans ses premières œuvres d’inspiration cubiste, elle ajoute ceux de portraitiste. Au début des années 1920, des intellectuels juifs parisiens comme Edmond Fleg ou  Marc Chagall lui commandent des portraits. En 1923, elle est choisie pour effectuer une série de quarante et un portraits de célébrités contemporaines parmi lesquelles Picasso, Braque, Matisse, etc… Un an plus tard, sa renommée atteint les États-Unis lorsqu’une collectionneuse américaine lui fait faire le portrait de sa fille et lui achète plusieurs sculptures. Naturalisée française en 1925, elle est nommée la même année Chevalier de la Légion d’honneur. L’année suivante, l’architecte Auguste Perret conçoit pour elle une maison dans une rue nouvellement percée à Montparnasse, la Villa Seurat. Sa demeure devient le lieu de rencontre de nombreux artistes, mais elle est souvent amenée à la quitter pour des expositions à l’étranger. En 1928, elle est invitée pour la première fois à exposer à New York, à la galerie Weyhe. Elle participe aussi activement à la vie artistique de la jeune colonie juive de Palestine. A la demande du premier maire de Tel-Aviv, Meir Dizengoff, elle soutient la création du Musée de la ville où elle expose en 1935.

Durant la Seconde guerre mondiale, malgré l’occupation de Paris, Chana Orloff continue à y travailler jusqu’en en 1942. Des amis, comme le fondeur Rudier qui sauvera nombre de ses œuvres, l’avertissent de son arrestation imminente. Elle quitte précipitamment son atelier et, avec son fils, s’enfuit vers Grenoble puis vers Lyon où elle retrouve le peintre George Kars. Elle se réfugie avec lui en Suisse où elle continue à sculpter et à exposer. La guerre terminée, elle revient à Paris. En 1946, la Galerie de France accueille sa série de dessins – Retours – dans lesquels l’artiste exprime les souffrances des déportés. Elle est ensuite invitée à exposer dans différentes villes des Etats-Unis et dans plusieurs capitales européennes. En 1949, le nouvel état d’Israël la convie à présenter ses œuvres au musée de Tel Aviv, puis à ceux de Jérusalem et de Haifa. Elle réalise également de nombreuses commandes pour Israël : un portrait de Ben Gourion, La Colombe de la Paix à la Maison de la Nation (Binyanei ha Ouma) à Jérusalem, la Maternité érigée au kibboutz EinGuev à la mémoire d’une autre Chana, Chana Tuchman-Alderstein, tuée pendant la guerre israélo-arabe de 1948. En 1961, les musées israéliens organisent une première rétrospective de son œuvre. Chana Orloff expose à nouveau à Paris en 1962, où la galerie de sa coreligionnaire Katia Granoff lui ouvre ses portes comme elle l’avait déjà fait en 1946 et 1959. En 1968, pour son quatre-vingtième anniversaire, le musée de Tel Aviv organise une nouvelle rétrospective de son œuvre. Souffrante pendant son séjour là-bas, elle est hospitalisée et décède le 18 décembre, quelques jours avant l’inauguration de l’exposition désormais posthume. Trois ans plus tard, le musée Rodin où elle avait déjà exposé en 1956, accueille cent quarante-trois sculptures et dessins de l’artiste. En 1987, l’exposition «Le Cercle de Montparnasse. Artistes juifs à Paris 1905-1945», organisée par le Musée juif de New York intègre plusieurs de ses œuvres. On peut voir à Paris, au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, le buste du «Peintre juif» qu’elle réalisa en 1920.

Charlotte Salomon (1917-1943). Peintre, assassinée à Auschwitz.

charlotte-salomon

Charlotte Salomon naît à Berlin le 16 avril 1917. Elle est la fille unique du docteur Albert Salomon et de son épouse Franziska Grunwald. Charlotte a neuf ans lorsque sa mère se suicide Quatre ans plus tard, son père se remarie avec la cantatrice Paula Lindberg, alias Lévy, qui avait changé de nom pour entrer au conservatoire. En 1933, Hitler accède au pouvoir et la situation des juifs s’aggrave. Charlotte ne veut plus aller au lycée où les attaques antisémites se multiplient. Admise à l’Académie des Beaux-arts de Berlin, elle y obtient un prix qui sera plus tard révoqué pour raisons raciales. En 1939, avant ses vingt et un ans, son père l’envoie en France rejoindre ses grands-parents maternels, les Grunwald, à Villefranche-sur-Mer. Eux-mêmes sont hébergés depuis plusieurs années par Ottile Moore, une américaine d’origine allemande, qui a déjà recueilli plusieurs enfants dans sa villa l’Ermitage. Charlotte Salomon fait alors partie des nombreux juifs allemands qui pensent encore trouver en France une terre d’asile contre les persécutions nazies. En 1940, la grand-mère de Charlotte décède. Son grand-père s’installe alors à Nice. Charlotte, elle, reste à Villefranche-sur-Mer où elle commence un journal pictural. A travers des centaines de gouaches aux couleurs vives elle tente de donner un sens à sa vie, à l’époque où la vie des juifs en manque cruellement. L’année suivante, les restrictions se durcissent. Ottile Moore décide de repartir aux États-Unis, amenant avec elle dix des enfants qu’elle avait adoptés. Charlotte reste dans la maison de Villefranche en compagnie d’Alexander Nagler, un réfugié juif autrichien muni de faux papiers, qui tente tant bien que mal de pourvoir à leurs besoins. De novembre 1942 à septembre 1943, Nice est occupée par les Italiens et la vie y est un peu moins difficile pour les juifs que dans le reste de la France. Lorsque les Allemands occupent à leur tour la ville, les persécutions s’aggravent et les arrestations se multiplient. Très affaibli, le grand-père de Charlotte décède à Nice où il est enterré en février 1943. Alexander et Charlotte continuent à vivre à l’Ermitage, en vase clos et deviennent très dépendants l’un de l’autre. Ils se marient le 20 mai 1943 à la mairie de Nice. Alexander est contraint d’y déposer ses faux papiers d’identité. Ils se savent dès lors recherchés par la police et se cachent à Nice.

Malgré le danger, ils retournent parfois à l’Ermitage, ce qui causera leur perte. Le 21 septembre 1943, à sept heures du soir, des voisins entendent leurs cris avant qu’ils ne soient emmenés dans un camion de la Gestapo. Charlotte et Alexander Nagler sont inscrits sur la liste du convoi n° 60 du 7 octobre 1943 pour Auschwitz. Ils ne reviendront pas. Charlotte Salomon est assassinée à Auschwitz le 10 octobre 1943,  Alexander Nagler trois mois plus tard, le 1er janvier 1944.A Villefranche-sur-Mer, Charlotte Salomon avait confié à un ami médecin l’ensemble de ses œuvres constitué de plus de mille trois cents feuillets, dont sept cent cinquante gouaches. La guerre terminée, son père et sa belle-mère les récupèrent. Ils les gardèrent pendant près de dix ans dans des cartons avant de les confier au Musée d’Amsterdam qui en fit don au musée juif de la ville. Les œuvres de Charlotte Salomon sont exposées pour la première fois à Amsterdam en 1961. L’année suivante, elles sont présentées dans des musées israéliens de Tel-Aviv et de EinHarod.

En 1963, le critique d’art new-yorkais Paul Tillich lui consacre un premier ouvrage, Charlotte Salomon, « a Diary in pictures ». Ses dessins et ses gouaches sont ensuite exposés en Allemagne et aux Etats-Unis. Il faut attendre 1992 pour que la France, où elle avait réalisé la majeure partie de son œuvre, l’honore à son tour. Du 23 septembre 1992 au 3 janvier 1993, à Paris, le Musée National d’Art Moderne du centre Georges Pompidou présente une sélection de deux cents gouaches de Charlotte Salomon. Son passé en Allemagne et son séjour en France y sont représentés : le mariage de ses parents, ses jeux de petite fille et ses anniversaires à Berlin, l’entrée des nazis dans son école, l’arrestation de son père, elle-même en train de peindre devant la Méditerranée avec la légende : «Je ne peux supporter cette vie, je ne peux supporter cette époque». L’année de cette exposition, le cinéaste suisse Richard Dindo lui consacre un très beau documentaire, Charlotte, vie ou théâtre. On a parfois comparé le journal pictural de Charlotte Salomon au Journal d’Anne Frank, morte elle aussi en déportation. Les écrits d’Anne Frank sont ceux d’une adolescente, alors que l’œuvre de Charlotte Salomon est celle d’une jeune femme qui avait vingt-trois ans lorsqu’elle commença son autobiographie picturale. C’est aussi le travail d’une artiste confirmée, formée à l’Académie des Beaux-arts de Berlin. Pour tenter de survivre à l’horreur, elle avait expérimenté un art total en insérant dans ses peintures des textes et des notations musicales. Le Journal d’Anne Frank a été traduit dans le monde entier ; il est regrettable que l’œuvre peinte de Charlotte Salomon reste encore tout à fait confidentielle en France.

Gisèle Freund (1908-2000). Photographe.

gisèle freund

Gisèle Freund naît à Schöneberg, près de Berlin, le 19 décembre 1908 dans une famille de la bourgeoisie juive allemande. Elle a un frère, Hans. Son père, Julius Freund, dirige des affaires familiales, c’est aussi un grand collectionneur, passionné d’art. Sa mère, Clara, est issue d’une famille d’industriels. C’est une femme rigide et conservatrice qui impose à sa fille des études d’arts ménagers. Gisèle Freund réussit néanmoins à passer son baccalauréat et reçoit à cette occasion son premier appareil photo, offert par son père. Elle étudie ensuite la sociologie à l’université de Francfort-sur-le-Main, adhère aux Jeunesses socialistes et manifeste contre la montée du nazisme. En 1933, avertie d’une prochaine arrestation d’étudiants, Gisèle part précipitamment pour Paris où elle avait déjà séjourné auparavant. Elle s’inscrit à la Sorbonne pour une thèse de sociologie sur la photographie en France au XIXe siècle, un sujet totalement nouveau à l’époque. Pour gagner sa vie, elle commence à photographier des écrivains qui deviendront célèbres et la rendront célèbre elle aussi. Elle réalise notamment le portrait d’André Malraux en 1935 pour illustrer la réédition de son livre La Condition humaine. A la même époque, Gisèle Freund se lie d’amitié avec Adrienne Monnier, directrice de la librairie et maison d’édition «La Maison des Amis des Livres», située rue de l’Odéon. C’est Adrienne qui aide Gisèle Freund à traduire sa thèse en français et à la publier en 1936. Dans la librairie de son amie, Gisèle rencontre de nombreux écrivains. Elle tire leur portrait sans aucune retouche, une éthique professionnelle à laquelle elle est restée fidèle tout au long de sa carrière, tout comme elle est restée fidèle à son refus de travailler pour la publicité ou de photographier la misère, les massacres ou la mort. En 1936, l’année de la publication de sa thèse, Gisèle Freund se marie, acquiert la nationalité française et travaille pour le magazine américain Life. Elle divorcera quelques années plus tard.

Elle est à Londres lorsque la guerre est déclarée en 1939, et elle s’empresse de regagner Paris. Juive et d’origine allemande, elle réalise qu’elle est trop en danger dans la capitale. Elle part se réfugier chez des amis d’Adrienne Monnier qui vivent à Saint-Sozy, un petit village du Lot, près de Souillac. Elle y passe deux ans, puis part en Argentine où elle est invitée par la milliardaire Victoria Ocampo, sur l’intervention d’André Malraux. Mal à l’aise dans la richissime demeure de son hôtesse, elle quitte Buenos Aires et part en reportage en Terre de Feu, en Uruguay, puis dans d’autres pays d’Amérique latine. Elle travaille aussi pour le ministère de l’information du gouvernement de la France Libre. Au lendemain de la guerre, Gisèle Freund revient à Paris en 1946. Elle y présente ses photos dans une exposition consacrée à l’art sud-américain, puis repart en Patagonie où elle travaille pour le Musée de l’Homme. Elle signe ensuite un contrat avec l’agence américaine Magnum qui a ouvert son premier bureau en France. Elle est la seule journaliste femme de cette agence avec laquelle elle travaille jusqu’en 1954. Elle travaille ensuite pour de nombreux magazines : Paris Match, Art et décoration, Images du Monde, Verve… Elle continue aussi à photographier les artistes qu’elle aime. Sa notoriété grandit dans toute l’Europe où elle est sollicitée pour des conférences qu’elle peut animer en allemand, en français, en anglais ou en espagnol, quatre langues qu’elle pratique parfaitement. En 1968, Gisèle Freund est la première photographe invitée à exposer ses œuvres au Musée d’Art Moderne de Paris. A l’occasion de cette reconnaissance tardive par sa patrie d’adoption, la critique est élogieuse. Gisèle Freund compte désormais parmi les grands noms de la photographie internationale. Elle s’octroie alors le temps d’écrire. Elle publie notamment Photographie et Société, une analyse sociologique dans le prolongement  de sa thèse. Cet ouvrage deviendra un classique pour les étudiants en photographie. En 1980, Gisèle Freund reçoit le Grand prix national des Lettres pour la photographie. Un an plus tard, elle réalise le portrait officiel de François Mitterrand ; ce sera pratiquement son dernier travail photographique. Le Centre Pompidou lui consacre une nouvelle exposition en 1991.Elle lègue plus de trois cents photographies à l’Etat quelque temps avant sa mort, survenue le 30 mars 2000 à Paris.

Dans les Entretiens qu’elle avait accordés en 1991 à Rauda Jamis, Gisèle Freund s’est peu attardée sur sa vie privée. Elle y évoque rapidement son mariage en 1936 et son divorce quelques années plus tard et y dit son regret de ne pas avoir eu d’enfants. Elle souligne aussi que, devenue française par son mariage, elle avait pu rapidement obtenir un passeport, mais pas de carte d’identité. Ce n’est que beaucoup plus tard, en 1983, à la veille d’être décorée de la Légion d’honneur par le Président de la République François Mitterrand, qu’elle reçut sa carte d’identité nationale. Dans Le monde et ma caméra, Gisèle Freund avait déjà dit sa souffrance d’être étrangère en France ; elle le dit aussi à RaudaJamis : Mon grand problème, toute ma vie, a  été de me faire accepter comme Française. Une vraie tragédie ! Une obsession ! J’en ai tellement souffert… C’est seulement lorsque j’ai reçu la Légion d’honneur que, curieusement, les choses ont un peu changé dans mon esprit. Je me sens au moins acceptée. On me considère enfin comme une Française, comme Max Ernst par exemple, ou Marc Chagall. Les Français sont doués, finalement, pour récupérer les talents étrangers».

Source : « Présences féminines juives en France, XIXè – XXè siècles », Michèle Bitton – 2M éditions – 2002



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